30 novembre 2009
Comment se débarrasser d'un vampire amoureux - Beth Fantaskey
Les éditions du Masque se lancent dans une collection pour jeunes adultes et n'échappent pas à l'inévitable roman vampirique pour midinette.
A la charte graphique très Twilightienne, Comment se débarrasser d'un vampire amoureux se veut avant tout un anti-Stephenie Meyer.
Lorsqu'un illustre inconnu (un étranger en plus !)(et un Roumain avec ça !)(au nom à coucher dehors, bien entendu) s'immisce dans la vie tranquille de Jessica, ado Etats-Unienne plutôt banale (mais c'est ça qui la rend uniiiique !) sa meilleure amie l'envie, son ennemie la jalouse, ses parents l'encouragent à apprendre à le connaître mais elle... elle se méfie de ce grand type attifé comme un prince utilisant un vocabulaire hors d'âge, surtout quand il l'appelle Antanasia.
Il s'agit en effet de son nom de baptême, connu seulement d'elle et de ses parents adoptifs.
Lucius, le bel étranger, ne tarde pas à tout lui révéler : il est venu la chercher pour la ramener au bercail (la Roumanie si vous suivez) et en faire sa princesse... vampire.
Or Jessica, elle, veut faire du cheval, des maths et fricoter avec le fils des paysans du coin, le GENTIL Jake.
Un roman tout plein des ingrédients du teen-age, le bal de fin d'année, les clans dans la high-school, les amourettes, les bagarres entre mâles à la fin des cours... bref ! Rien d'étonnant concernant la forme si ce n'est les détails rendant cette histoire sympathique : les parents new-age ethnologues adeptes du bio (assez intégristes même), le vampire vraiment old-school qui pour le coup fait tâche, le côté tête de mule aveuglée de l'héroïne.
Des passages moins réussis : les histoires de chevaux vraiment peu crédibles, et la métaphore à la con du cheval indomptable, comprendrons ceux qui lirons. Et quelques moments à l'eau de rose qui tombent à plat, ou encore les sermons sur la beauté des "formes" de l'héroïne et ses atermoiements sur ses trois kilos pris l'été dernier : on s'en fout !
Lecture que je conseille néanmoins, idéale pour les trajets en métro (on est sûr de pas perdre le fil de l'histoire à chaque station), une vision sociale du vampire plutôt drôle et divertissante. Oh et si mme Brontë était vivante elle serait multimillionnaire étant donnée la publicité énorme apportée à Wuthering Heights (les hauts de hurlevent) par toutes les saga à la mode : Twilight, Les vampires de Manhattan et ce livre.
Je parle de saga car la suite est disponible, en anglais certes, mais gratuitement et en ligne sur le site de Beth Fantaskey, l'autrice :
Je vous en déconseille la visite si vous n'avez pas lu le livre, c'est rempli de spoilers !
15 août 2009
Rentrée TéléVisée
Hey !
Voici une preview étendue de 5 minutes de l'adaptation télévisée "Vampire Diaries"
http://www.megavideo.com/?v=MBTEA62T
Et pour une fois, je n'ai pas envie d'avoir de préjugés, alors à vous de vous faire votre propre avis, j'attendrai le season premiere pour vous confier le mien.
Je tenais juste à signifier au passage le plagiat éhonté des personnages et de l'histoire de L'ombre des vampires, roman jeunesse peu connu de Mette Skot Perschke...
On peut duper de jeunes cerveaux bercés de stream-lit mais pas le mien qui repère le copiage de n'importe quelle bit-lit !
Sur ce bonnes vacances, je file pour ma part dès lundi vers le soleil Barcelonais !
20 juillet 2009
The Secret Of Summer - Bret Easton Ellis in "The Informers" / "Zombies"
Bret Easton Ellis est connu pour choisir des narrateurs peu fiables à ses histoires. Menteurs et manipulateurs, ils ne le sont pas moins lorsqu'on leur confie les rênes d'un roman ou d'une nouvelle.
Quand "le meilleur écrivain du monde" se lance dans le vampirisme cela donne le chapitre 10 de The Informers (en français : Zombies chez 10/18) "The Secrets Of Summer".
Le héros Jamie (Price ?) drague une mineure dans un bar quelconque pour jeunesse dorée de L.A, la ramène chez lui, la baise et la "saigne". Dès lors on comprend peu à peu la nature de ce protagoniste qui n'a pas de meubles ou presque et un frigo rempli de viande...
Son passe-temps est les blagues racistes (sur les éthiopiens, principalement), moyen sûr de reconnaître ses alliés qui riront et ses ennemis qui ne comprendront pas ou se révolteront.
De jeune fille en jeune fille on le suit, faire des bad trip, remporter de petites victoires, et finalement se retrouver (sur)pris à son propre piège.
Loin d'être un "vampire" solitaire, il rend visite à des amis et devient nettement moins classe en comparaison à ses compères, borderline toujours, il finira par rendre visite à son psy et on ne saura jamais si ce dernier devrait prendre les menaces de son patient au premier degré ou en rire et le faire interner...
Récit à mi-chemin entre vampirisme et maladie mentale, Ellis nous embrume et nous cogne contre les murs à chaques lignes... Une nouvelle a ne pas manquer au coeur d'un recueil à la qualité inégale.
11 juin 2009
La Lignée - Guillermo del Toro
Guillermo Del Toro, c'est le gros nounours qui a réalisé Blade II, Hellboy, et qui va bientôt s'attaquer à Bilbot le Hobbit.
Chuck Hogan, c'est un écrivain un peu plus mystérieux mais tout aussi talentueux de polar, dont Le Prince des Braqueurs (bientôt adapté avec Ben Affleck dans le rôle principal).
Les deux ensembles ça donne La lignée, premier tome d'une trilogie mettant en scène Abraham Setrakian, prêteur sur gages New Yorkais d'origine arménienne à qui sa grand-mère racontait, étant petit, des contes terrifiants, faisant état d'un géant sanguinaire se promenant la nuit dans la campagne... Sorte de figure tutélaire du fameux Abraham Van Helsing -les auteurs s'inspirent énormément du Dracula de Stoker, ne serait-ce que par le clin d'oeil énorme qui suit-
La Lignée débute avec un avion qui se pose à Kennedy Airport sans aucun signe de vie à l'intérieur (Déméter, anyone ?). A première vue... puisque 4 survivants seront rappatriés et mis en quarantaine. Quelques jours après... 7 pour être exacts... ils commencent à montrer des signes inquiétants... des tumeurs cancéreuses multiples se forment sous leur cage thoracique, ils deviennent blêmes et sont très attirés par... le sang.
Le sang est une des vraies trouvailles de ce livre, Del Toro a réellement une imagination débordante et on comprend que ce soit le réalisateur le plus occupé d'Hollywood à l'heure actuelle... On pourrait facilement tomber dans le cliché "ouais tellement occupé qu'il a payé quelqu'un pour lui écrire son bouquin"... non. Del Toro et Hogan ont collaboré à quatre mains. Hogan n'ayant jamais versé dans l'horreur avant.
Car c'est bien de l'horreur dont on parle, pas de vampires romantiques qui comptent fleurette à des jeunes filles énamourées et anémiques... C'est du vampire inédit, plus proche de ceux de Je suis une légende que de toute autre oeuvre, mais au caractère unique... Qu'il me tarde que vous découvriez dès le 17 septembre (aux Presses de la Cité)
http://www.thestraintrilogy.com/
Et comme goodies... voici les géniaux trailer qui suffiront tous seuls à vous convaincre d'acquérir ce petit bijou :
29 mai 2009
Les vampires de Manhattan / Sang-Bleu by Melissa de la Cruz
Un fois n'est pas coutume, si on parlait de roman jeunesse ?
Je vous propose aujourd'hui le Gossip Girl Vampirique, j'ai nommé Les vampires de Manhattan.
Effectivement si on y regarde de plus près la couverture est tapageuse et le résumé assez cliché, cependant, un détail m'a attiré, la collection : Wiz chez Albin Michel était ma collection préférée étant ado (grâce à l'inoubliable Quadrille des Assassins de l'excellent Hervé Jubert, entre autres réjouissances).
Je me suis laissée tenter par le premier tome, et, prise au jeu, par le second que je n'ai pas terminé de lire à l'heure actuelle.
La surprise est plutôt bonne.
Bien sûr il ne faut pas s'attendre à de la littérature de haute volée. Il s'agit de la pure chick-lit adaptée aux codes vampiriques.
Si le premier faisait état d'un alibi pseudo-historique (les vampires auraient débarqué en amérique du nord sur le Mayflower et une colonie entière aurait été décimée sans qu'on sache comment ni pourquoi, le seul indice restant l'inscription "Croatan" retrouvée sur place), le second assume totalement son côté un brin superficiel.
Il s'agit avant tout d'une guerre sociale à l'intérieur d'une communauté vampirique (les sociolites de l'upper east side, en l'occurence), la métaphore vampirique colle parfaitement à ce petit monde, bien évidemment. Mais la surprise est ailleurs : la mythologie instaurée fait état de cycles pour les vampires ayant chacun une âme soeur. A chaque renaissance ils doivent retrouver leur jumeau-vampire qui a pu changer d'apparence, de nom, de localisation...
C'est ainsi que lors d'un nouveau cycle, un couple phare dans le monde vampirique est né sous forme de jumeaux humains. Ce qui créé une sorte de relation ambigüe mi-fraternelle mi-amoureuse rendant beaucoup plus profond le personnage de l'apparente méchante.
Le fait d'avoir des familliers humains aidant les vampires dans leur transformation (au bout de 15 à 16 années humaines leur adn se modifie) est un atout de plus. On passe outre la bonne vieille obsession pour le sang et les règles instaurées semblent assez réalistes.
Tout n'est pas tout rose puisqu'un jour, ce joli monde est secoué par la mort d'une des sang-bleu (vampires, donc), chose inimaginable signifiant le retour de leurs prédateurs... les sang-d'argent.
Le bémol que j'assénerai à cette série (le tome trois va sortir very soon) serait le risque de pencher dans la religion et l'extase à deux balles. En effet, l'intrigue glisse peu à peu vers des histoires d'anges et de démons, de paradis et d'enfer, et on aimerait bien laisser ça à Anne Rice.
Juste à Anne Rice (et qu'elle s'étouffe avec, si possible).
21 janvier 2009
Sur les traces de Dracula / Bram Stoker - Séra & Yves H.
Oui je ne parlerai que de celui-ci, parce qu'à mon avis, sur la trilogie, c'est le seul vraiment bon.
Quelle trilogie ?
Celle des Bandes dessinées sur Dracula parues chez Casterman (13€).
Le premier Tome raconte le vie de Vlad l'Empaleur -que vous connaissez déjà par cœur si vous êtes tombés là les enfants-, le dernier Transylvania est centré sur la Roumanie actuelle... et n'apporte rien au Schmilblick.
Le dessinateur change à chaque album et ce n'est pas une réussite alors...
...je ne vous parlerai donc que du tome II.
Il a le mérite de s'attacher à l'auteur derrière le best-seller. La vraie victime de Dracula.
A la manière du Docteur Frankenstein, Stoker s'est laissé débordé par son oeuvre. Conscient d'avoir produit un chef-d'oeuvre à bien des égards trop réaliste, l'écrivain sombrera dans une folie paranoïaque.
Tout le monde oubliera ces deux mots au dessus de "Dracula" ; Bram & Stoker.
J'ai remarqué que personne ne sait trop comment orthographier ce nom singulier... et bien peut-être qu'en lisant cette B-D (et je dis bien LIRE), vous retiendrez à jamais ces 7 consonnes et 3 voyelles.
Attention cependant aux yeux fainéants, il y a beaucoup à déchiffrer. Autant dans le graphisme très inspiré des collages et de la gravure, que dans le texte, très élaboré.
Et à la fin de ces quelques pages en papier glacé, vous pourrez enfin vous dire que vous détenez la vérité sur Dracula...
...enfin, sur le livre.
20 janvier 2009
Riverdream - George R. R. Martin
C'est l'histoire des vapeurs sur le Mississippi et du sud-est des Etats-Unis.
C'est l'histoire d'un affreux Captain Igloo, qui prend conscience d'ô combien il est laid quand son bateau est racheté par le beau Joshua York.
Un roman vampirique court mais pas trop.
Un roman vampirique original (fluvial, dirigé par un binôme non homosexuel où il n'est jamais question de transformation de l'autre, et faisant part de familles vampiriques où chaque membre n'est pas un bloc de marbre noir ou blanc).
Un roman vampirique bien écrit (par l'auteur de la douzaine de Trône de fer, anyone ?).
Même les V-lecteurs les plus fervents seront désarmés par les retournements de situations... que l'on croit attendus mais qui sont bien plus pervers.
L'écriture est à l'image du récit, et ça fait du bien. Ne vous attendez pas à du grandiloquent, à du romantique mélo. Il s'agit juste d'un vrai, -bon, maîtrisé de bout en bout- roman fantastique. Avec des vampires (parfois très très méchant, alors petites natures s'abstenir, on retrouve la cruauté d'un Dan Simmons chez ces vampires de Louisianne, plus que des turpitudes Anne Riciennes).
02 septembre 2008
La nuit je suis Buffy Summers - Chloé Delaume
Chloé Delaume est une jeune auteure plutôt à rebrousse-poil aux habitudes littéraires atypiques.
Eprouvant la plupart de ses livres avant de les écrire elle a par exemple pendant 22 mois vécu devant son poste télé sans s'en décrocher. De cette expérience est tiré "J'habite dans la télévision" (août 2006 chez Verticales), ce que je me demande c'est si "La nuit je suis Buffy Summers" n'est pas également une retombée de ce projet.
Reprenant le concept du Livre dont on est le héros, vous devez lire le prologue qui déterminera où vous vous rendrez dans le livre.
L'histoire est simple et se base sur l'épisode de la série : "A la dérive" titre très mal traduit d'après la version originale "Normal Again". Le scénario de cet épisode (le 17ème de la saison 6, le 117ème de la série) a été écrit par Diego Guttieriez et raconte une réalité alternative des aventures de la tueuse de vampires. Celle-ci se réveille dans un hôpital psychiatrique en proie à de nombreux questionnements : et si tout n'avez été qu'une gigantesque hallucination ?
Elle retrouve ses parents et la situation initiale de son histoire c'est à dire avant même le film (Buffy, Tueuse de vampire de Fran Rubel Kuzui et Joss Whedon) ; ses parents sont ensembles, vivants et elle est fille unique.
L'un des épisodes les plus remuants de la série, osant remettre en question toute sa mythologie et ayant fait cogité plus d'un buffy-addict en somme. Une véritable source d'inspiration en béton pour un livre d'expérimentation littéraire sur les thèmes de la folie, de la pop culture et du destin.
Dans ce livre on retrouve pourtant la plupart des personnages entourant l'héroïne (Willow, Xander et consorts) ce qui mélange les deux réalités de l'épisode de base.
Enfin quelque chose de sérieux (car le projet l'est, même si l'humour est omniprésent dans le récit) tiré du Buffyverse, un livre qui va plus loin que le simple fanfic et qui offre à Buffy ses Lettres. Livre qui se fait malheureusement rare donc si vous en avez l'occasion : sautez dessus. Si vous n'êtes pas bon lecteur le côté largement ludique comblera vos attentes.
30 août 2008
Buffy, le retour du retour du retour.
Non je ne vais pas parler des rumeurs de reprises de la série en série, en spin-off, en téléfilm, en film... Non je ne vais pas disséquer la saison 8 parue en comics (et récemment traduite en France)(j'ai feuilleté et franchement la traduction me semble bien en-dessous de la V.O, mais je n'ai pas lu en entier, j'éviterais donc de condamner complètement).
Bonne nouvelle pour tous les amateurs, vous allez pouvoir vous balader avec votre héroïne partout où vous irez. Cet automne sort aux états-unis le jeu nintendo DS officiel édité sous la vigilance de Rob Deshotel, (un des) scénariste de la série. (source : http://uk.ds.ign.com/articles/888/888192p1.html)
Apparemment c'est pas beaucoup plus différent que celui sorti sur Xbox il y a 5 ans maintenant, mais ce titre comble un grand gouffre : celui des consoles portables.
Il y avait bien eu une cartouche pour la gameboy, mais le jeu était digne des années 80, sorte de plateforme amélioré aux graphismes ridiculement simplistes.
Je vous tiendrai au courant pour la sortie en version française.
27 août 2008
True Blood
[Pas d'engouement : ces affiches de campagne sont ce qu'il y a de meilleur dans cette série]
Rentrée des séries américaines oblige, je vais partager avec vous mes premières impressions sur LA série vampirique qui arrivera sur les écrans Américains en Septembre (Oui j'ai pu voir le pilote en avant-première, je sais vous me détestez).
True Blood donc.
Est-ce que je vous étonne quand je vous annonce qu'il s'agit d'une adaptation de bouquins ? Non.
Non, parce que depuis Buffy & Angel on a jamais eu sur les écrans rien de bien original (souvenez vous le cru de l'an passé, le Blood ties adaptation des Blood Books de Tanya Huff et Moonlight qui avait tout bonnement vampirisé l'Angelverse... voila vous êtes souvenus ? On peut avancer alors). Ici, il s'agit de l'adaptation des pittoresquement pitoyables "communauté du sud" de Charlaine Harris paraissant dans nos contrées dans la collection Amour & Mystère de j'ai lu -tout un programme donc-, ni plus ni moins que du Harlequin à l'hémoglobine vous l'aurez deviné...
Passons ensuite au synopsys : "Ayant trouvé un substitut pour se nourrir sans tuer (du sang
synthétique), les vampires vivent désormais parmi les humains. Sookie,
une serveuse capable de lire dans les esprits, tombe sous le charme de
Bill, un mystérieux vampire. Une rencontre qui bouleverse la vie de la
jeune femme..."
Rien d'excitant.
Non. Ce qui est intéressant dans cette intrigue est le fait que les vampires soient intégrés à la société, qu'ils se déplacent -si je puis me permettre- au grand jour... c'est ce qui accroche dans les cinq premières minutes. A part ça, il s'agit d'un défilé de clichés appartenant aux films de genres et aux teen-movies (la balade de deux ados beurrés dans une voiture, l'arrêt dans une station glauque etc etc), et si c'est du second degré, c'est très maladroit. Autre "grand" moment, l'apparition du premier Vamp, qui arrive juste avant le générique cela va de soit. Et ben c'est mal. Très mal. J'ai pas pu m'empêcher d'être navrée, j'ai cru que j'allais exploser de rire devant le ridicule, mais finalement je ne me suis pas donnée cette peine. Les petites dents très très factices sont pires que votre pire dentier en plastique d'Halloween. La musique dramatiques est pire que la pire sonnerie de portable dans le pire des catalogues.
Seul le package de la fameuse boisson "true blood" est réussit (ils y a autant de sortes de boissons que de groupes sanguins, et c'est écrit sur le carton, en gros, vous voyez comme je vais chercher loin mes points positifs).
Je m'accroche aussi en me disant qu'Allan Ball, le scénariste, a un tableau de chasse impressionnant : écriteur des épisodes de Six feet under et co-producteur d'American Beauty, rien que ça. Donc, ce pilote ne peut pas être complètement merdique.
Par contre j'ai un peu fait le nez en découvrant la mièvre Anna Paquin aux premières loges... oui oui mièvre. J'ai déjà exprimé tout le mal que je pensais des canadiens quand ils touchaient aux rôles de vampires ou de sidekick de vampires. Alors je ne continuerai pas dans le l'anti-sirop d'érable primaire.
Stephen Moyer pour sa part -le beau vampirrrre ténébreux de service, si vous suivez l'esprit un peu serré des créateurs- n'est autre que le grrrrr-issime Sam de The starter Wife, série distrayante mais sans plus fraîchement débarquée sur Canal plus. Déjà dans cette série il n'avait d'intérêt que pour son torse et sa capacité à le montrer à tout le monde en courant sur la plage.
Vous avez un premier tableau de l'affaire. Maintenant ce qui se passe après le générique (hideux, on dirait des images chopées sur Internet sans discernement mises bout à bout sur un fond noir, du travail de barbare, ou de gosse de 12 ans avec MovieMaker dans le but d'impressionner tout Youtube et qui finit avec quatre visionneurs)...
Et l'on rentre dans l'action, malheureusement, ça se confirme, les personnages sont tous des clichés, de la meilleur amie black au gay de service -black lui aussi-, en passant par la collègue salope et la collègue mère de famille irresponsable. L'humour tombe à plat servit par des dialogues de second voire troisième ordre et la réalisation n'a rien d'original. La seule chose que j'ai retenu : l'accent du sud. Bravo l'actor studio.
"Everybody should have sex with a vampire at least once before they die"
Alors apparemment Hustler a fait des vamps le fantasme numéro 1 de tout le monde, ce qui donne lieu à des scènes grivoises qui tombent comme un poil de c** dans la soupe, un peu. D'accord la femme est dominante et c'est très rare à la tv américaine, mais ça ne suffit pas à faire passer l'impression que quelqu'un a enregistré malencontreusement un film pour adulte au milieu de la série.
L'arrivée du vampire, de LE vampire devrais-je dire en mauvais français, est le moment clef où je perds tout espoir. Il a un grand front, quelques cheveux pour faire passer, le regard noir et bas et le dos voûté (voir ci-dessus). En plus, il apparaît alors qu'on a eu droit à un gros blanc du genre "oops, j'ai encore oublié mon texte", ce qui casse l'effet arrivée de l'incarnation de l'ombre dans la lumière.
Voila pour moi. Je ne voudrais pas vous spoiler cette série - même si ce serait offusquant qu'elle débarque un jour sur nos chaînes - et je m'arrête donc là, en vous souhaitant ne jamais avoir à passer les 52 minutes que j'ai sacrifiées afin d'écrire cet article.








