17 novembre 2007

Manuel du Chasseur de vampires - Constantine Gregory

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C'est beau, c'est bien fait, c'est un pure objet de décoration que tu hésites à acheter mais que tu finis par embarquer quand même parce que faut l'avouer, les vampires c'est ton dada.

Lourd, compact, il a l'apparence d'un grimoire de poche où seul fait tâche le code barre.

La quatrième de couverture plonge le curieux dans l'univers "on s'y croit à donf" en disant :

"Si ce modeste ouvrage a attiré votre attention, cher lecteur, c'est que l'image du vampire hante votre esprit ou que, comme moi-même, vous consacrez votre vie à détruire ces effroyables créatures."

On joue sur le double tranchant du "bouh les vampires c'est le mal" et en même temps on sait très bien qui est visé par le marketing du Pré aux Clercs : les jeunes ados passionnés d'ésotérisme.

Le manuscrit est annoté ce qui permet à l'auteur de faire des actualisations sur les vieux écrits rassemblés dans le grimoire, les pages sont faussement tâchées comme si le manuel était fréquemment utilisé (on y discerne même dès les pages de titre des traces de sang...).

Le sommaire se montre un peu plus sérieux, c'est bien de vampirologie (light, certes) dont on va nous entretenir commençant par "les vampires existent-ils ?" finissant par le chapitre "tuer un vampire".

Il est à noter que selon le livre les bastions du vampirisme seraient Highgate (cimetière de londres), La Nouvelle-Orléans (merci Anne Rice et la cutlure voodoo), la Transylvanie (no comment), mais encore Santorin (île des cyclades grecques où personnellement je n'ai croisé que des croisiéristes) ou Whitby (endroit où serait arrivé le comte Dracula en Angleterre selon Stoker, ville faisant depuis commerce de tout ce raffut, musée vampirique, musée de cire sur dracula etc...)

La bibliographie est une véritable mine d'infos, il vaut mieux être bilingue car peu d'ouvrages sont traduits en français, mais avec les oeuvres conseillées on a de quoi tenir tout l'hiver.

Quelques sociétés plus ou moins secrétes voient leurs adresses citées, des sites web également mais aussi des magasins à l'esprit gothique.

Les illustrations sont d'une grande qualité, la maquette est soignée à tel point qu'on a envie de dormir avec la nuit, l'humour est pertinent et le tout sacrément bien renseigné. Même si la plupart des informations sont historiques et donc déformées de la surnaturalité.

Non, vous n'aurez pas de réponse précise en sortant de la lecture, mais vous aurez appris des choses, notamment la recette de l'eau bénite, et ça, c'est cool. 

Posté par Heights à 17:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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