30 août 2008
Buffy, le retour du retour du retour.
Non je ne vais pas parler des rumeurs de reprises de la série en série, en spin-off, en téléfilm, en film... Non je ne vais pas disséquer la saison 8 parue en comics (et récemment traduite en France)(j'ai feuilleté et franchement la traduction me semble bien en-dessous de la V.O, mais je n'ai pas lu en entier, j'éviterais donc de condamner complètement).
Bonne nouvelle pour tous les amateurs, vous allez pouvoir vous balader avec votre héroïne partout où vous irez. Cet automne sort aux états-unis le jeu nintendo DS officiel édité sous la vigilance de Rob Deshotel, (un des) scénariste de la série. (source : http://uk.ds.ign.com/articles/888/888192p1.html)
Apparemment c'est pas beaucoup plus différent que celui sorti sur Xbox il y a 5 ans maintenant, mais ce titre comble un grand gouffre : celui des consoles portables.
Il y avait bien eu une cartouche pour la gameboy, mais le jeu était digne des années 80, sorte de plateforme amélioré aux graphismes ridiculement simplistes.
Je vous tiendrai au courant pour la sortie en version française.
27 août 2008
True Blood
[Pas d'engouement : ces affiches de campagne sont ce qu'il y a de meilleur dans cette série]
Rentrée des séries américaines oblige, je vais partager avec vous mes premières impressions sur LA série vampirique qui arrivera sur les écrans Américains en Septembre (Oui j'ai pu voir le pilote en avant-première, je sais vous me détestez).
True Blood donc.
Est-ce que je vous étonne quand je vous annonce qu'il s'agit d'une adaptation de bouquins ? Non.
Non, parce que depuis Buffy & Angel on a jamais eu sur les écrans rien de bien original (souvenez vous le cru de l'an passé, le Blood ties adaptation des Blood Books de Tanya Huff et Moonlight qui avait tout bonnement vampirisé l'Angelverse... voila vous êtes souvenus ? On peut avancer alors). Ici, il s'agit de l'adaptation des pittoresquement pitoyables "communauté du sud" de Charlaine Harris paraissant dans nos contrées dans la collection Amour & Mystère de j'ai lu -tout un programme donc-, ni plus ni moins que du Harlequin à l'hémoglobine vous l'aurez deviné...
Passons ensuite au synopsys : "Ayant trouvé un substitut pour se nourrir sans tuer (du sang
synthétique), les vampires vivent désormais parmi les humains. Sookie,
une serveuse capable de lire dans les esprits, tombe sous le charme de
Bill, un mystérieux vampire. Une rencontre qui bouleverse la vie de la
jeune femme..."
Rien d'excitant.
Non. Ce qui est intéressant dans cette intrigue est le fait que les vampires soient intégrés à la société, qu'ils se déplacent -si je puis me permettre- au grand jour... c'est ce qui accroche dans les cinq premières minutes. A part ça, il s'agit d'un défilé de clichés appartenant aux films de genres et aux teen-movies (la balade de deux ados beurrés dans une voiture, l'arrêt dans une station glauque etc etc), et si c'est du second degré, c'est très maladroit. Autre "grand" moment, l'apparition du premier Vamp, qui arrive juste avant le générique cela va de soit. Et ben c'est mal. Très mal. J'ai pas pu m'empêcher d'être navrée, j'ai cru que j'allais exploser de rire devant le ridicule, mais finalement je ne me suis pas donnée cette peine. Les petites dents très très factices sont pires que votre pire dentier en plastique d'Halloween. La musique dramatiques est pire que la pire sonnerie de portable dans le pire des catalogues.
Seul le package de la fameuse boisson "true blood" est réussit (ils y a autant de sortes de boissons que de groupes sanguins, et c'est écrit sur le carton, en gros, vous voyez comme je vais chercher loin mes points positifs).
Je m'accroche aussi en me disant qu'Allan Ball, le scénariste, a un tableau de chasse impressionnant : écriteur des épisodes de Six feet under et co-producteur d'American Beauty, rien que ça. Donc, ce pilote ne peut pas être complètement merdique.
Par contre j'ai un peu fait le nez en découvrant la mièvre Anna Paquin aux premières loges... oui oui mièvre. J'ai déjà exprimé tout le mal que je pensais des canadiens quand ils touchaient aux rôles de vampires ou de sidekick de vampires. Alors je ne continuerai pas dans le l'anti-sirop d'érable primaire.
Stephen Moyer pour sa part -le beau vampirrrre ténébreux de service, si vous suivez l'esprit un peu serré des créateurs- n'est autre que le grrrrr-issime Sam de The starter Wife, série distrayante mais sans plus fraîchement débarquée sur Canal plus. Déjà dans cette série il n'avait d'intérêt que pour son torse et sa capacité à le montrer à tout le monde en courant sur la plage.
Vous avez un premier tableau de l'affaire. Maintenant ce qui se passe après le générique (hideux, on dirait des images chopées sur Internet sans discernement mises bout à bout sur un fond noir, du travail de barbare, ou de gosse de 12 ans avec MovieMaker dans le but d'impressionner tout Youtube et qui finit avec quatre visionneurs)...
Et l'on rentre dans l'action, malheureusement, ça se confirme, les personnages sont tous des clichés, de la meilleur amie black au gay de service -black lui aussi-, en passant par la collègue salope et la collègue mère de famille irresponsable. L'humour tombe à plat servit par des dialogues de second voire troisième ordre et la réalisation n'a rien d'original. La seule chose que j'ai retenu : l'accent du sud. Bravo l'actor studio.
"Everybody should have sex with a vampire at least once before they die"
Alors apparemment Hustler a fait des vamps le fantasme numéro 1 de tout le monde, ce qui donne lieu à des scènes grivoises qui tombent comme un poil de c** dans la soupe, un peu. D'accord la femme est dominante et c'est très rare à la tv américaine, mais ça ne suffit pas à faire passer l'impression que quelqu'un a enregistré malencontreusement un film pour adulte au milieu de la série.
L'arrivée du vampire, de LE vampire devrais-je dire en mauvais français, est le moment clef où je perds tout espoir. Il a un grand front, quelques cheveux pour faire passer, le regard noir et bas et le dos voûté (voir ci-dessus). En plus, il apparaît alors qu'on a eu droit à un gros blanc du genre "oops, j'ai encore oublié mon texte", ce qui casse l'effet arrivée de l'incarnation de l'ombre dans la lumière.
Voila pour moi. Je ne voudrais pas vous spoiler cette série - même si ce serait offusquant qu'elle débarque un jour sur nos chaînes - et je m'arrête donc là, en vous souhaitant ne jamais avoir à passer les 52 minutes que j'ai sacrifiées afin d'écrire cet article.



