31 décembre 2007
Une nuit en Enfer de Robert Rodriguez
Ca manquait, un petit article sur un bon film gore vampirique.
Parce que oui, il y a les amateurs de vampires romantiques (toute la veine Drakulienne), et ceux qui s'en servent comme figure de l'imagier populaire, croquemitaine forever.
Dans From dusk till dawn, on retrouve toutes les allusions au genre du film gore notamment aux films de zombies. Pas étonnant, c'est Tarantino qui est aux commandes (scénario et un des rôles principaux).
Très inspiré de John Carpenter (Vampire...) ce film en deux partie, d'abord road movie puis descente en enfer sanglante, fait partie des classiques du genre sans toutefois entrer dans les série B. C'est pourquoi on en entend pas parler plus que ça. Pourtant l'affiche est belle, en plus de sir Qwentin on retrouve mister whatelse himself. George Clooney, les cheveux bruns et tout de cuir vêtu s'il vous plaît. On citera aussi Harvey Keitel et Juliette Lewis, rien que ça.
Une scène culte ? Celle qui sert de transition : la danse aux serpents de Salma Hayek (toute en courbe pas skinny comme hollywood l'a transformée) sur une musique absolument fabuleuse étant donnée le film.
Si vous avez aimé Boulevard de la mort récemment, jetez vous là dessus.
Oh, j'ai oublié de faire le résumé maybe, eh bien deux méchants prennent en otage une gentille famille et se retrouvent après moult péripéties dans un bar craignos à danseuses exotiques... la nuit tombe et... on s'aperçoit que les méchants du début ont trouvé beaucoup beaucoup pluss méchants.
Ames sensibles, se couvrir les yeux et les oreilles. Les dialogues sont cultes, ce serait dommage.
L'empalement de quatre vampirettes à une table et le cadavre débité qui sert de guitare rendent ce film inévitable.
22 octobre 2007
Le Bal des vampires (The fearless vampire killers) / Roman Polanski - 1967
Voici un des derniers V-film que j'ai pu me procurer, pas un classique hollywoodien non... une parodie de classique hollywoodien.
Ce film en France part avec un handicap majeur : la traduction de son titre. Car, non, ça ne parle pas d'un bal de vampires, c'est avant tout une éniéme réécriture du Dracula original.
Le titre anglais "The Fearless Vampire Killers or : Pardon Me, But Your Teeth Are in My Neck" à traduire en "Les tueurs de vampires sans peur ou "Pardonnez moi, mais vos dents sont dans mon cou", annonce beaucoup mieux l'esprit du film.
Car l'accent est mis sur la dérision, voire la bouffoneries pour certaines scènes.
Cet aspect a contrarié bon nombre de vampirophiles, mais en bon polonais aux racines qui le démangent Polanski remonte aux contes de son pays et fait émerger de réels détails vampiriques. On ne compte plus les clin d'oeils aux grand V-films, Nosferatu de Murnau en tête.
Von Krolock l'erzatz de Dracula a plutôt une tête américaine et l'esthétique est dans l'ensemble très "tournée en studio de carton pâte". Bref : on y croit pas un seul instant. Ce n'est ni du réalisme ni une leçon d'histoire littéraire.
Quoi que. Lorsqu'on voit le personnage joué par Polanski lui-même, tenir de longs discours naïfs sur l'amour pur on est à mi-chemin entre la courtoisie moyen âgeuse et les jeunes héros romantiques de Goethe.
Le cinéma vampirique étant bourré de clichés (et c'est bien ça qui fait sa force) on retrouve ici la femme fatale (superbe Sharon Tate) en rousse incendiaire dont on comprend le tiraillement entre le bien et le mal.
Le professeur (Van Helsing) Abronsius, chasseur de vampire pris pour un cinglé par la communauté scientifique est forcément loufoque, forcément mal coiffé, et forcément constemment ébahi.
Les costumes renforcent ce sentiment de "déjà vu confortable", un film vampirique est comme un feu de cheminée : on aime bien se retrouver devant, même si c'est toujours la même chose.
Quelques scènes gentillement érotiques, des cascades hilarantes, un vampire gay ultra moderne qui m'a fait hurler de rire... et des bonus de légende dans le DVD.
Franchement, rien que pour les bonus tous les mordus de culture V devraient se le procurer, un court métrage est inclut et ne doit pas être manqué.
Conclusion : Non, ça n'apporte rien au schmilblick, oui sa place est juste "le film vampirique" de Polanski, car tout grand réalisateur se doit de verser dans le film de genre et oui je le conseille tout de même, ne serait-ce que pour les costumes et le grand-guignolesque qui a disparu de nos écrans.




